Affichage des articles dont le libellé est périssoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est périssoire. Afficher tous les articles

jeudi 17 juin 2021

Tournage d'une émission sur le thème : "Le Loiret à la belle époque"

 

Silence, on tourne pour "Ensemble c'est mieux" FR3



Voici les séquences vidéo:
  •      Présentation d'une guinguette "Le Pavillon Bleu":



  •      Présentation des embarcations des canotiers:







  •      Promenade en yole pour présenter le garage de la Quetonnière 








"Fin"




lundi 30 décembre 2019

Périssoire Liliane-Ginette


Petite excursion à l'autre bout du Loiret, au bord de la rivière l'Ouanne*,
Pour aller à la rencontre de cette petite périssoire, je suis accueilli par mon ami Denis.



Longueur 3,2 m.
Largeur 0,62 m.
Hauteur 0,20 m.
Dimension modeste, et assemblage de qualité pour les pièces, fort probable que ce soit une construction d'un artisan qualifié en menuiserie nautique.


La périssoire est ouverte, pas de pontage.
Asymétrique, 1 contrefort à l'arrière et deux sur l'avant.
Le caisson du canotier est cerné par 2 couples bois épaisseur de 16 mm. Et ils sont inclinés légèrement pour servir de dossier et ajoute une belle allure côté esthétique. Ils sont également cintrés sur leur partie supérieure.
Au fond est fixé un plancher constitué de 2 planches. Bien sur, le fond du bateau est plat, il est constitué d'une seule planche . Elle se relèvent ainsi que les flancs aux extrémités avant et arrière. L'épaisseur des flancs est de : 5mm.
A bâbord et tribord une préceinte fait le renfort.
A la proue et à la poupe une bande molle en laiton assure la protection des étraves.



Enfin on remarquera à droite le prénom Liliane  et étrangement un autre prénom Ginette sur le côté opposé.


******
* Ouanne: Le film "Comme un avion" de Bruno Podalydès a été en partie tourné sur les bords de l’Ouanne à Saint-Germain-des-PrésPar un pur hasard, alors qu'il cherche un exemple de palindrome, il découvre que la forme d'un kayak ressemble à celle du fuselage d'un avion, il trouve alors une nouvelle passion. Ce film à eu une nomination au César 2016: meilleur second role féminin pour Agnès Jaoui.

vendredi 29 novembre 2019

Festival de Loire 2019

Voici un reportage photo de cette 9ième édition du Festival de Loire.
Organisé biannuellement, il rassemble la marine fluviale essentiellement. Mais les amateurs de canotages étaient présents également. Surtout que les invités d'honneur, c'était les anglais, avec des bateaux de loisir comme nous.
Notre association "Les Poissons des Arbres" partageaient cette année le stand de la petite plaisance avec "Le Carré des Canotiers"  
Les premiers bateaux sont arrivés pour exposition
On remerciera, les canotiers qui étaient présents dès l'ouverture du festival mercredi matin, avec un premier échantillon de bateaux.
Ensuite en milieu de festival, l'exposition se renforce avec l'arrivée de nouvelles embarcations, voir photo ci après:

Le Stand des canotiers



Le kayak en papier multicolore

canot en écorce, construit en Amérique

Yole de promenade, atelier Seyler à Le Perreux-sur-Marne

Bateau de famille, atelier sur le Rhône

Périssoire Seyler à Le Perreux-sur-Marne

Kayak entoilé marque 'Lapon' à Courbevoie

vendredi 1 décembre 2017

BAZINET 10 r de Loigny ORLEANS


               


Le constructeur E. BAZINET est inconnu du grand public, voir même des passionnés.
En effet, il reste peu de trace de son activité.

-A ce jour aucun de ces bateaux naviguent sur nos rivières.  

-Une périssoire est en réserve au Musée de la Marine à Châteauneuf/Loire

Récemment une autre périssoire ayant appartenue au peintre Messemin est exposée dans ce même musée. Celle-ci est pontée, peut emmener 3 personnes, et peut être gréé au moyen d'une petite voile. 


-Ce constructeur est nommé dans l’ouvrage « Plaisance en Loire » de Louis PILLON, avec une photo de 1929 ou figure un petit voilier provenant des ateliers de Edmond BAZINET.


-Dernièrement un passionné de Marine, nous a fait découvrir une yole et une périssoire de ce chantier.


Voici pour les seules  traces qui nous sont parvenues.





L’atelier est situé dans les nouveaux quartiers ouest d’Orléans :
  - Le quartier Dunois.

Tout d’abord, un rapide résumé historique. Suite à la défaite de 1870, Orléans, devient une base retranchée de la Capitale. Les jardins, vignes  et vergers laissent place aux casernes, et autour d'une place s'organisent de nouvelles rues avec commerces, artisans.

Ce nouveau secteur attire  une population liée au développement des chemins de fer, de l’enseignement et de l’armée.
                                      

La famille BAZINET est déjà propriétaire début XIXe, Son aïeul, François BAZINET est « Jardinier », il vit de sa culture maraîchère, il réside  Faubourg St Jean au 22 en 1838, puis Quartier des Mares des Solognots en1847

C’est son fils Auguste BAZINET, qui ouvre l’atelier dans la Venelle de la Boëche. Cette venelle se poursuit par la venelle des Vaupulents. Ce nom  vient de "riche et opulente vallée", dans les anciens textes il est écrit "valis opulenta".

Auguste BAZINET est menuisier lors de son mariage en 1870. Ensuite lors du mariage de son neveu en 1893, il est  « constructeur de bateau » dans la nouvelle rue de Loigny au 10. Son atelier est englobé dans la création du quartier.
                                               

Il est tout de même surprenant d’avoir un constructeur de bateaux éloigné à plus d’un km du fleuve.

Probablement, la demande est là. L’influence de Paris et la mode du canotage  ont soufflé sur Orléans.

La marine de Loire va disparaître, supplantée par les voies ferrées. Et le canotage va faire son apparition.   

                      


Son neveu Eugène BAZINET  est devenu menuisier. A-t-il travaillé avec son oncle Auguste ? Dommage,  rien ne le confirme.

Il habite, la rue voisine: au 7 rue de Coulmiers  . Son père Adolphe BAZINET réside au N°6 de la même rue.  

Son apprentissage à certainement été fait dans la famille, il y avait des liens étroits : à sa naissance son oncle Auguste est venu témoigner pour la déclaration en mairie.

Ensuite il sera employé, dans son domaine d’activité à la Société Vierzonnaise (au recensement de 1906).

                    

C’est son fils Edmond BAZINET, qui viendra en renfort dans l’atelier, puis il assurera la relève. Il réside avec  son père au 10 rue de Loigny.

La numérotation de la rue a probablement été refaite. Celle-ci a été réduite. Avant la rue traversait de part et d’autre la place Dunois.

La rue coté Boulevard  a été rebaptisé  et pris le nom du commandant en chef des armées alliées, Ferdinand FOCH qui a officié a l'état-major du 5ième Corps à Orléans. Il vécut au N°5 de cette rue de 1906 a 1908. 
  


Parmi les personnalités, on peut citer Charles Péguy,  né en 1873 dans ce secteur d’Orléans à proximité du faubourg Madeleine.
De 1879 à 1885, il fréquente les classes de l'école primaire annexe de l'école normale d'instituteurs  au Faubourg St Jean, à deux rues de chez notre constructeur de bateau. (voir plan ci-joint) Charles Péguy quittera Orléans avec son baccalauréat en 1891.



Voilà où vit notre constructeur Edmond BAZINET: un  quartier en plein émergence, avec une ville en développement également .


Pour ce dernier constructeur, il reste 3 périssoires, et une yole:  des bateaux pour le plaisir de naviguer. A venir, un prochain article détaillé sur ces embarcations du val de Loire.


Au vu de la conception des bateaux, le menuisier était habile.

Les périssoires sont élégantes, brillamment assemblées pour résister, les sections de bois  ne sont pas trop épaisses, pour garder une légèreté.  Suffisamment large pour assurer une stabilité, il est même possible d’ajouter une voile.



Une périssoire, en tout point identique. 12 km en aval d'Orléans.
                


On notera que notre dernier constructeur Edmond BAZINET, s’est marié avec Germaine SOREAU à Olivet. Tous deux sont pourtant originaires d’Orléans, pourquoi ce choix ?

Olivet c’est tout un symbole, Olivet est renommé pour ses guinguettes et son canotage sur la rivière du Loiret. C'est le lieu de détente où se rendent les Orléanais, pour passer une journée à la campagne et profiter des plaisirs de l'eau. Nul doute qu’une partie de son ouvrage voguait sur la rivière. Les noces, ont probablement été fêtées dans un des restaurants, guinguettes des bords du Loiret, à proximité des loueurs de canots.  
                   



Parmi les archives, BAZINET Auguste, est  le seul constructeur de bateaux recensé sur Orléans (recensements de  1906 et 1911).

vendredi 19 février 2016

Perissoire Melcher

Suite à la récupération d'une périssoire, de type Cauchoise ou d'Etretat, les informations se sont accumulées peu à peu.
Une embarcation en tout point identique comportant la marque constructeur avait permis de relancer les recherches.

Participation aux Régates 1900, la périssoire arrive bien devant les canoës.



Les investigations.

Déchiffrement de la marque du constructeur, un proche parent, m'a fait une transcription qui s'est révélée parfaite, et pourtant la lecture n'était pas facile. Pouvoir accepter "La Talonnette" pour un commerce de bateau, ça semblait mal parti.
"La Talonnette"  ou bien  "La Tonnelle"  ?


Les recherches s'orientent sur Rouen, ville avec une activité maritime et fluviale. Situé sur la Seine bien en aval de Paris.
Ne pouvant me rendre dans l'immédiat à Rouen pour enquêter. J'ai lancé un appel sur un blog de passionnés de la ville.
Parmi eux Fred, il m'a rapporté très rapidement des informations sur le commerce "Jouets en bois et PÉRISSOIRES " tenu par E. MELCHER ébéniste, au n°:19 rue des Faulx. Il a consulté différents annuaires de Rouen.
 

Ces informations sont recoupées  avec Nicolas. Sa voisine, 82 ans, réside dans ce quartier. De son bon souvenir, elle lui a appris qu'il occupait la demeure d'un ancien artisan bois et fabricant de périssoire.
Nicolas par curiosité, a cherché sur la toile et fait lecture de notre précédent article sur le blog:

 
Ensuite j'ai été ravi qu'il me contacte pour partager ses informations.
Rouen 1924




 

Ces bâtiments étaient voués à la destruction

Les bâtisses de la Rue des Faulx  font face à l’ancien jardin de l'abbaye, dénommé aujourd'hui « jardin de l'Hôtel de Ville ».


La photo prise en 1939, relative aux tranchées creusées lors de la 2eme guerre pour se protéger des bombes, montre la boutique LA TALONNETTE (flèche rouge). A gauche au 17 rue des Faulx, il y avait un boucher (flèche jaune), de nos jours la porte a été remplacée par une fenêtre. Ces immeubles étaient pauvres, situés un quartier populaire. Les commerces ont disparus, certains immeubles ont été rénovés d'autres reconstruits, globalement on retrouve encore le charme des maisons à colombages.
Au dos des immeubles, c’est la rue Eau de Robec, une rue très commerçante. Ces rues très actives faisaient alors partie du quartier Saint-Nicaise.

Pourquoi  « La Talonnette » ?

Dans les annuaires de la ville, on sait qu’il se tenait un commerce au 19 rue des Faulx.
        ~  Ainsi en 1886, un horloger et ce jusqu’en 1908.
        ~  Ensuite un cordonnier, mentionné en 1923.
        ~  Enfin en 1928 on trouve notre ébéniste E.Melcher.
A ses débuts, il n’est pas propriétaire du fonds de commerce (c’est Mad.Auvray)
En ouvrant son commerce dans la seconde moitié des années 20, on peut supposer que Edmond Melcher a conservé l’enseigne précédente,  le nom de la devanture  n’étant pas une  priorité pour vivre …  Avant c’était bien un cordonnier. Effectivement le terme ‘ talonnette’  se rapporte plus à une échoppe d’artisan sabotier/cordonnier.
C’est ainsi que  « La Talonnette », perdure et se poursuit avec l’activité suivante, portée par un menuisier-ébéniste, fabricant de petits bateaux, dont la périssoire.

   

Un commerce en plein essor :

Dans l'annuaire de 1937 : Melcher Edmond Jouet en Bois 19 rue des Faulx
Puis notifié en 1950    : Melcher Edmond Jouet en bois et périssoire, au 19 rue des Faulx et l’atelier au 7 rue de la Pomme d'Or.
Ainsi, entre deux guerres, il est devenu propriétaire de son commerce.
Après-guerre il développe son activité, puisqu’un atelier est déclaré au 7 rue de la pomme d’or.





Un témoignage de Guy : 
«  Dans les années 50, rue de la Pomme d’Or,  Il y avait un menuisier qui faisait des bateaux à voiles, j'ai pris le plus grand pour voguer dans le bassin du jardin des plantes. Je l'ai conservé, son nom "La Jeannette" » .  
Ces bateaux à voile étaient des constructions en version réduite.


 Voilà, l'histoire d'une périssoire qui s'est bien étoffée.


 ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~





Remerciement aux habitants passionnés de Rouen.


A Fred, merci pour sa spontanéité, ses premières informations, avec photos anciennes et actuelles ont permis de situer le magasin de Melcher.


Le blogueur Nicolas, qui possède une mine d’archive. Voir  http://rouen.blogs.com